Félix-Henri Giacomotti

(1828-1909)


Lorsque je fréquentais l'église de Quingey, dans mon jeune âge et peu assiduement il est vrai, je regardais avec beaucoup d'attention le Saint-Martin partageant son manteau qui se trouve au fond du choeur. J'avais une dizaine d'années et, à cet âge impressionnable, un fier gaillard sur un cheval une épée à la main en impose toujours… Saint ou pas… je crois que peu de paroissiens connaissaient alors le nom de Giacomotti et encore moins son histoire. Qu'en est-il aujourd'hui ? Je ne le sais pas mais toujours est-il qu'une rue (du lotissement…) porte tout de même son nom…


• Félix-Henri Giacomotti est le fils de Brice Giacomotti et de Jeanne Louise Bonvalot. D'origine italienne, Félix-Henri Giacomotti est naturalisé français en 1849 et est élève de l’école de dessin de Besançon. En 1854 il obtient le prix de Rome en peinture d'histoire pour Abraham lavant les pieds aux anges, et part à Rome pour la villa Médicis. À son retour, il expose au Salon de 1859 à 1909. Il obtient de nombreuses commandes, dont un plafond pour le musée du Luxembourg, La Gloire de Rubens, aujourd'hui à l'hôtel de ville de Bourges. Il est nommé directeur de l’école municipale des beaux-arts et conservateur du musée de Besançon jusqu'à sa mort. Félix-Henri Giacomotti pratique la peinture d'histoire et la peinture religieuse. Il peint aussi des portraits et des nus féminins influencés par William Bouguereau et Alexandre Cabanel. Il est nommé chevalier de la Légion d’Honneur le 15 août 1867.

Giacomotti est l'auteur du Repos de la Sainte Famille du transept Nord de l'église Notre-Dame-des-Champs à Paris. On peut y voir Saint Joseph langer l'enfant Jésus. Les tableaux de l’église Saint Martin de Quingey peints par Giacomotti ont été inaugurés le huit mai 1892 par Monsieur Rigny, chanoine et curé de Saint-Pierre de Besançon. Une exposition monographique s'est tenue à Étampes en 2005.

In : https://fr.wikipedia.org/wiki/Félix-Henri_Giacomotti

• Né le 19 novembre 1828 à Quingey (Doubs), Giacomotti apprend, durant sa jeunesse, les rudiments du dessin auprès de l'un de ses voisins. Très vite, il se passionne pour la peinture et part faire un apprentissage chez un imprimeur lithographe de Besançon. Puis il intègre l'atelier d'Edouard Baille (1814-1888), où il apprend son métier de peintre et suit parallèlement les cours de dessins de l'Ecole municipale dirigée par Lancrenon (1794-1874). En 1846, Giacomotti intègre l'atelier de François-Edouard Picot (1786-1868), ainsi que l'école des Beaux-Arts de Paris. Après plusieurs années de participation à différents concours et un travail incessant, Giacomotti remporte en 1854, le premier grand prix de Rome. Dès lors, il poursuit sa carrière en Italie où il parfait sa technique et ses connaissances sur l'Art. Il y fait la rencontre de plusieurs personnalités marquantes du XIXe siècle, tel que Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Edgar Degas (1834-1917), Gustave Moreau (1826-1898) ou encore Georges Bizet (1838-1875).
De retour à Paris en 1860, il participe avec succès aux Salons parisiens et réussit à s'assurer une aisance relative, notamment grâce à plusieurs commandes de l'Etat. Par son travail et les relations qu'il a établi, Giacomotti reçoit à la fin de l'année 1867, le titre de chevalier de la légion d'honneur, signe de son intégration au sein de la haute société. Après quelques apparitions remarquées au Salon parisien, l'artiste se marie avec une jeune étampoise prénommée Louise-Elise Lelarge et profite de sa nouvelle vie. Malheureusement, la guerre de 1870 le ruine et l'oblige à s'investir d'avantage dans la réalisation de portraits, seule activité devenue lucrative pour un peintre. Après plusieurs années d'expositions aux Salons parisiens et autres Expositions Universelles, le peintre se voit offrir en 1890 par la municipalité de Besançon, le poste de directeur de l'école des Beaux-Arts, ainsi que la conservation du musée. Agé de 62 ans, Giacomotti accepte ce poste, capable de lui assurer pour la première fois de sa vie un revenu fixe et par conséquent, une certaine sécurité.
Revenu dans son pays, le peintre s'investit autant qu'il peut dans la vie franc-comtoise. Il décore l'église de son village natal, réalise des portraits de franc-comtois célèbres et prend très au sérieux son nouveau travail. Professeur talentueux et attentionné, il réussit à faire de l'école des Beaux-Arts de Besançon l'une des meilleures écoles de province en 1898 et à attirer les jeunes peintres de la région, tel que Jules-Emile Zingg (1882-1942).
Décédé le 11 mai 1909 à Besançon à l'âge de 81 ans, Giacomotti laisse derrière lui, une école des Beaux-Arts plus dynamique, une collection de musée enrichie et restaurée en partie, ainsi que de nombreuses décorations d'édifices publics ou religieux ; mais il laisse surtout par sa prodigieuse galerie de portraits, un miroir inégalable de la société bourgeoise et des artistes de son temps. Giacomotti repose aujourd'hui aux côtés de son épouse au cimetière Notre-Dame d'Etampes.

In : Site consacré à ce peintre par Jérôme Pontarollo : http://giacomotti.monsite-orange.fr/index.html