Gustave Courtois

(1821-1882)


Le fils du garçon charcutier aime les biscoteaux et les plastiques masculines avantageuses… Une sorte de Gilbert et George à lui tout seul et avant la lettre qui n'aurait pas, je crois, déparé le Marais d'aujourd'hui…


• Gustave Courtois est le fils d’Étienne Courtois, garçon charcutier, et de Jeanne Claude Jobard, blanchisseuse. Sa mère lui est totalement dévouée. Son intérêt pour l'art lui vient très jeune, lorsqu'il est scolarisé au lycée de Vesoul, est et remarqué par son professeur de dessin Victor Jeanneney. C'est alors qu'il entre à l'école municipale de dessin de Vesoul. Ses dessins sont présentés à Jean-Léon Gérôme qui lui conseille en 1869 d’entrer à l’École des beaux-arts de Paris. Durant toute sa vie Gustave Courtois est un proche ami de son condisciple Pascal Dagnan-Bouveret, avec qui il partage un atelier à Neuilly-sur-Seine à partir des années 1880. Il enseigne la peinture à l’Académie de la Grande Chaumière et à l’Académie Colarossi de Paris où étudient, entre autres, Georges d’Espagnat, Maurice Prendergast. Il aura pour élèves deux étudiants inscrits à l’École Nationale des Beaux-arts : Robert Fernier et Robert Bouroult. Réfugié au Tessin avec son ami Carl Ernst von Stetten pendant toute la durée de la Grande Guerre, il entretiendra une correspondance très suivie avec Robert Fernier alors que ce dernier se trouve au front. Il est l'auteur de portraits, de scènes de genre, de scènes religieuses ou mythologiques souvent peuplées de voluptueux nus masculins. Ses œuvres sont conservées aux musées de Besançon, Marseille, Bordeaux et du Luxembourg.

In : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Courtois

• Le peintre Gustave Courtois (1853-1924) est né à Pusey au 46 de la rue Principale qui porte désormais son nom. Sa tombe est visible au cimetère de Pusey. Il fut un disciple du peintre vésulien Gérôme. Le tableau L’enfant du bateau est exposé salle des associations, le Martyre de Saint-Maurice est à l’église du village, d’autres à l’église Saint-Georges, au musée Garret de Vesoul, de Besançon ou du Louvre à Paris. Gustave Courtois fait partie de ce qu'on appelle l'école de peinture vésulienne du XIXème siècle. Cette école a pour origine le peintre Gérôme, lui aussi né à Vesoul. Gérôme partit ensuite à Paris, où il fonda l'une des plus grandes écoles de peinture de la capitale. Courtois fit partie de ses élèves ; il revenait fréquemment à Vesoul, en particulier avec son ami Dagnan-Bouveret, lui aussi élève de Gérôme. Finalement, ces deux peintres vont se détacher du style de Gérôme pour créer un style très personnel, en peignant souvent des scènes locales. Muenier, un autre élève de Gérôme, vint également s'installer à Vesoul. Voici pourquoi on parle d'une école de peinture vésulienne, même si le terme peut sembler quelque peu excessif. Courtois est le peintre qui, est resté le plus proche de l'enseignement académique de Gérôme ; celui-ci consistait essentiellement en un dessin rigoureux, des couleurs harmonieuses... Ici, cette toile est représentative du style de Courtois, qui aimait peindre des grandes scènes religieuses ou historiques, même si sa spécialité était le portrait. On remarque dans cette toile un des traits caractéristiques de la peinture de Courtois : une différence très forte entre le corps de Saint-Maurice, qui reste peint de façon très académique, et le paysage tout autour, qui est peint de façon beaucoup plus floue, plus impressionniste: C'est là un des traits de ce peintre, que l'on peut dès lors rattacher au courant néoréaliste, qui se voulait un intermédiaire entre l'académisme pur et l'impressionnisme. La composition est très étudiée, en particulier le mouvement esquissé par le bourreau, qui donne toute sa puissance à la composition. Quant au paysage montagneux, ainsi que ce drapé rouge, ils contribuent à donner à la scène un caractère noble, puissant, pour hausser l'aspect religieux de la scène. Car s'il il s'agit d'une décollation bien humaine, les paysages et le drapé sont là pour nous rappeler la dimension mystique de cet évènement.

In : Site de la mairie de Pusey