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Just Becquet

(1829-1907)


Aucun Bisontin, j'ose l'espérer, n'ignore que Victor Hugo est né à Besançon. Tout Bisontin qui se respecte connaît également la statue représentant le grand homme en toge de patricien romain située sur la place Granvelle… mais ils doivent se compter à peine sur les doigts des deux mains (un peu plus tout de même…) ceux qui sont capables de donner spontanément le nom du sculpteur qui réalisa ce monument emblématique de la ville… Réparons ici cette injustice et ce manquement à la mémoire d'un enfant du pays !


• Becquet (Just), né à Besançon (Doubs), le 17 juin 1829, vint étudier à Paris où il fut élève de Rude. Ayant débuté au Salon de 1853, il prit part à de nombreuses expositions. Il remporta des médailles en 1869 et 1870, une première médaille en 1877, une deuxième à l'Exposition universelle de 1878, une médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1889, une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900, et enfin la médaille d'honneur au Salon de 1904. Nommé chevalier de la Légion d'honneur, en 1878, il fut promu officier du même ordre, en 1898.

Becquet, qui fut un des derniers survivants de l'atelier Rude, travailla toujours selon les procédés de son maître et resta fidèle jusqu'au bout à son enseignement. Ce fut un laborieux et un consciencieux. Souvent, il recommença, avec une vision nouvelle, des sujets qu'il avait traités précédemment. Souvent aussi, il ne reproduisit en marbre ses modèles que longtemps après leur exécution. A Paris, on voit de lui :

- au Musée du Luxembourg, un Ismaël et un saint Sébastien ;

- au Musée Galliéra, un Faune;

- à la Bibliothèque nationale, la Numismatique;

à l'Hôtel de Ville, la statue de La Bruyère;

- au jardin des Tuileries, un Vendangeur.

Plusieurs autres de ses oeuvres figurent dans les musées de Besançon, de Rouen, de Tours et de Saint-Brieuc. Il mourut à Paris, 27, rue de la Procession, au commencement de mars 1907, et fut inhumé à Besançon, sa ville natale.

In :  Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'Ecole française au dix-neuvième siècle.



• Just Becquet, aux Chaprais, c’est le nom d’une rue…. Et son nom est associé, bien sûr, à la statue de la déesse Flore qui doit bientôt regagner sa place. Mais qui était au juste, Just Becquet ? Il est né à Besançon le 12 juillet 1829. Son père était orfèvre rue des Granges. Il suivit l’Ecole Municipale des Beaux Arts puis fut à Paris, élève de Rude (à qui il a consacré un buste). Après la fermeture de l’atelier de Rude, J. Becquet décide de poursuivre seul. Il travaille alors dans un bureau d’agent de change car malgré une notoriété acquise au Salon de Paris de 1857, il ne peut vivre de son art. Il est aussi un excellent violoncelliste et jouera dans plusieurs concerts parisiens et dans l’orchestre du Théâtre Français. En 1869, il obtient une médaille au Salon et lors de celui de 1870, une médaille de première classe. En 1878, il obtient une médaille de seconde classe lors de l’exposition universelle et il est sacré Chevalier de la Légion d’ honneur. Il sera reçu, à la même époque à l’Académie des sciences et des Belles Lettres de Besançon. Il meurt à Paris en 1907 mais il est enterré à Besançon au cimetière de Saint-Ferjeux. Dès 1908, un buste dû au sculpteur Greber est inauguré au parc Micaud.
Certaines de ses oeuvres parmi les plus célèbres sont visibles à Besançon comme : la statue de Victor Hugo à Grandvelle ; mais aussi un très beau Christ en croix dans la basilique Saint-Ferjeux; sans oublier des sculptures dans la crypte de la basilique. Ajoutons des sculptures sur le Casino, la sculpture de la Vierge Marie dite Notre Dame du Chêne à Scey Mézières, la sculpture en terre de la sorcière au musée des Beaux Arts de Besançon etc.

In :  Chaprais-info

Just Becquet, L'Abîme, musée d'Orsay, Paris
Just Becquet (1829-1907), L'Abîme, musée d'Orsay, Paris.

Just André François Becquet, né à Besançon le 14 juillet 1829 et mort à Paris le 25 février 1907, est un sculpteur français.
Le père de Just Becquet était orfèvre dans la rue des Granges à Besançon. Il suit d’abord des études classiques au lycée de la ville et obtient un baccalauréat de philosophie puis s’inscrit à l’école municipale des beaux-arts. Ses premiers essais sont encouragés par le sculpteur Jules Franceschi (élève de François Rude) qui séjournait à Besançon ; il put convaincre la famille du jeune Becquet de l’envoyer à Paris où il a la chance d’être accepté par le grand maître bourguignon.
Après la fermeture de l’atelier de Rude en 1851 et alors que la plupart des élèves rejoignent celui de Pierre-Jean David d'Angers, Just Becquet préfère travailler seul, accompagné de son maître qui garde un œil attentif sur ses réalisations.
Il exposa pour la première fois au Salon de 1857 mais, bien que chacune de ses expositions soient couronnées d’éloges, la notoriété ne vient pas au point qu’il travaille pendant quelque temps, pour subvenir à ses besoins, dans le bureau d’un agent de change.
Becquet était un passionné de musique classique et cette amie l’aidait à lutter contre le découragement. Il travaille pendant plusieurs années avec le violoncelliste Camillo Sivori ; sa maîtrise du violoncelle lui permet d’augmenter un peu la pension que lui verse sa famille en jouant dans divers concerts parisiens mais également dans l’orchestre du Théâtre Français.
Enfin, au Salon de 1869, une médaille est sa première récompense officielle suivie, l’année suivante, par une médaille de première classe.
Il obtient une médaille de deuxième classe à l’Exposition universelle de 1878 et est nommé chevalier de la Légion d’honneur. La même année, il est reçu comme membre honoraire de l’Académie des sciences et belles lettres de Besançon.
Il ne manquera aucun Salon jusqu’en 1906 où fut exposé la Tunique de Nessus, sa dernière œuvre inachevée. La mort le surpris alors qu’il réalisait cette statue, le 25 février 1907 à Paris. Des obsèques solennelles furent organisées à Besançon, avant son inhumation au cimetière de Saint-Ferjeux.
Un comité fut mis en place pour l’érection d’un monument à sa mémoire. Le buste de l’artiste a été réalisé par Henri-Léon Gréber et inauguré en 1909 dans les parterres de la promenade Micaud à Besançon. Une rue de cette ville porte son nom.

In :  Wikipedia : Just Becquet