Guillaume Courtois

(1626-1679)


Guillaume Courtois, dit Guglielmo Cortese, naît à Saint-Hippolyte en 1628 et meurt à Rome le 15 juin 1679.


Frère de Jacques Courtois, il vint tôt à Rome et y demeura. Sa formation se fit dans l'atelier de Pierre de Cortone, dont l'influence marqua sa peinture tout au long de sa carrière ; c'est dans une manière cortonesque, animée et sonore, que G. Courtois, employé par Bernin, produisit nombre de décors dans les églises édifiées sous le pontificat d'Alexandre VII Chigi. Ses premiers travaux connus sont ceux de l'église S. Mario (1653). Il travailla ensuite à Saint-Jean-de-Latran, puis au palais du Quirinal (Bataille de Josué, 1656-57). Des années 1660 datent le tableau d'autel de la chapelle Chigi à Castelgandolfo (1662), la décoration de l'abside de l'église de l'Ariccia, les deux tableaux de la chapelle Cesi (Rome, S. Prassede), ceux aussi de la G.N., Gal. Corsini, de Rome (Adorations des mages et des bergers, jadis attribuées à Passeri). Son Bon Samaritain du musée de Besançon, proche de Mola et tout romantique d'effet, évoque irrésistiblement Delacroix. La personnalité de Guillaume Courtois, bien distincte de celle de son frère aîné, avec qui il collabora parfois (fresques de la chapelle Prima Primaria, Collegio Romano de Rome) et dont le style reste plus nerveux et précis, n'a été que récemment remise au premier plan ; ses tableaux, brillamment colorés et fortement contrastés, servis par une touche large et une matière savoureuse, et ses dessins, souvent attribués jusque-là à Lanfranco (Rome, Düsseldorf), font de lui, avant peut-être Ciro Ferri et Lazzaro Baldi, un des plus brillants élèves de Pietro da Cortona.

In : Dictionnaire Larousse de la peinture

Guillaume Courtois fut élève de Pietro de Cortone. Il a laissé un grand nombre de tableaux que l'on conserve dans différents musées de l'Italie. Les plus célèbres sont le Martyre de saint André, dans l'église de ce nom à Monte Cavallo; Josué arrêtant le Soleil, au palais Quirinal, et une Vierge entourée de Saints, à la Trinité des Pellegrini. Guillaume a laissé aussi quelques gravures à l'eau-forte estimées des connaisseurs. (Ch. W.).

In :  Les Hommes célèbres et les personnalités marquantes
de Franche-Comté. Du IVe siècle à nos jours
.  d'Émile Fourquet.